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Deux segments d’activité sont particulièrement à la base de ces bons résultats : le génie civil et la construction résidentielle. Le secteur du génie civil a bénéficié – certes, dans une moindre mesure qu’il y a six ans – de l’effet cyclique des élections communales pour gonfler ses commandes de 5% par rapport à la même période de 2005. La construction de logements neufs a connu une augmentation d’activité estimée de plus de 10%, largement influencée par des taux hypothécaires historiquement bas. Le segment des rénovations nécessitant un permis de bâtir s’est également bien porté (+1,5%). Même tendance pour le volume de bâtiments non-résidentiels mis en chantier (+4,3% du volume annuel). «Il subsiste cependant un paradoxe entre d’une part cette forte croissance et d’autre part le nombre important de faillites. Le secteur a en effet connu un certain nombre de difficultés persistantes. Comme par exemple la hausse du coût des matériaux de construction qui a particulièrement touché les secteurs du génie civil et du gros œuvre qui sont par définition par définition plus sensibles aux variations des prix des matériaux entre la remise d’une offre et l’exécution des travaux », regrette M. de Mûelenaere. Quelles perspectives pour 2007 ?Une baisse des investissements publicsIl est certain que les investissements publics diminueront en 2007 à la suite de la traditionnelle phase de repli qu’entame le cycle d’investissement des pouvoirs locaux en début de législature communale. On s’attend à un recul de quelque 10% en 2007, effaçant ainsi la progression enregistrée en 2006. Le non résidentiel davantage en phase avec l’économie
Tenant compte des délais de mise en chantier et de réalisation des travaux, l'augmentation des autorisations de bâtir délivrées en 2006 ouvre des perspectives de croissance pour la production non-résidentielle de cette année. Recul en vue pour le logement neuf
La hausse des taux hypothécaires combinée à l’augmentation du coût de construction se répercute sur la demande en logements neufs. Même si 62.000 nouveaux logements et 35.000 logements à rénover sont annoncés, il n’en demeure pas moins que la dynamique de ce segment d’activité s’épuise, ce qu’indique d’ailleurs un léger repli de la demande d’unifamiliales. « En un an, la baisse des taux hypothécaires a pris fin. Les prix de la construction, tels qu'ils sont mesurés par l'indice Abex ont aussi augmenté de 5,8% sous l'effet de la hausse des coûts des matières premières. Cette hausse est bien inférieure à la simple résultante de la hausse des coûts des matériaux et de l'évolution des salaires. Ce qui témoigne de la capacité des entreprises à continuellement opter pour les meilleures alternatives en fonction des coûts du moment. » Malgré la hausse du coût des terrains et de la construction, le coût global d’un logement neuf n’a pas suivi les prix du marché secondaire, ce qui laisse un avantage à la construction neuve. Un logement neuf est d’ailleurs "moins coûteux à l’usage", du fait de ses performances énergétiques largement supérieures.
La rénovation résidentielle en progressionC’est néanmoins le secteur de la rénovation qui offre le plus de perspectives pour la construction résidentielle en 2007. Les nouveaux incitants fiscaux – doublement du montant de déduction fiscale maximale pour les investissements améliorant la performance énergétique des logements – vont sans nul doute dynamiser le segment rénovation. A signaler à ce sujet la nouvelle prime, limitée à la Flandre, pour les investissements de plus de 10.000 euros dans un logement de plus de 25 ans (toiture, murs de façade, etc.). Croissance plus timide du secteurConjuguée au recul programmé des investissements publics, la perte de dynamisme qui se profile pour la construction de logements neufs, jusqu’alors moteur de l’activité du secteur ces dernières années, indique clairement que la construction ne soutiendra plus la croissance économique générale en 2007. La progression attendue dans les segments de la construction non résidentielle et de la rénovation de logements permettra au secteur de conserver une certaine croissance. « C'est d'ailleurs ce qui transparaît des enquêtes de conjoncture. Les entrepreneurs sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à envisager une progression de l’emploi, ce qui témoigne d’une confiance en l’avenir, synonyme d’une production qui reste élevée et nécessite davantage d’effectifs », conclut Robert de Mûelenaere. Pour plus d'information :
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