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La Confédération
Construction se réjouit de la notoriété croissante
de la Commission de Conciliation Construction mais met en garde
contre des interprétations erronées quant aux plaintes
La Commission de Conciliation Construction, créée
il ya quelques années et dans laquelle siègent notamment Test achats,
la Confédération Construction et deux organisations d’architectes,
reçoit un nombre croissant de demandes d’informations et de plaintes.
Là où en 2005, ce nombre était de 800, en 2006, il dépasse le millier.
Cette augmentation résulte incontestablement du bon fonctionnement
et de la plus grande notoriété de la Commission de Conciliation
Construction dont la Confédération, comme les autres parties, assure
explicitement la promotion auprès de ses membres. Un traitement
rapide des dossiers est en effet dans l’intérêt de toutes les parties
et améliore la qualité et l’image du secteur de la construction
et des entrepreneurs.
Cet accroissement est logique dès lors que comparativement
à 2005, le nombre de chantiers et de permis de bâtir a augmenté
de plus de 11% en construction neuve et de 8% pour les travaux de
rénovation lourds, sans compter l’augmentation du nombre de rénovations
ne nécessitant pas de permis.
Les chiffres historiques que le secteur a réalisés en 2006 ont, par ailleurs, eu des conséquences sur :
- le marché de l’emploi (la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
s’est encore accrue, notamment dans les fonctions critiques, pour
lesquels le secteur a dû embaucher des travailleurs issus des
nouveaux pays membres de l’UE).
- le délai d'exécution des travaux, le début de
nombreux chantiers ayant dû être postposé et certains délais d’exécution
allongés.
Une analyse récente des contacts pris avec la Commission montre
que toutes les plaintes ou questions n’ont pas trait aux litiges
techniques de construction mais sont motivées par des retards
d’exécution ou par le fait que l’entrepreneur répercute sur le maître
d’ouvrage la hausse des prix des matériaux de construction par l'application
d’une clause licite de révision des prix prévue dans le contrat.
Ces plaintes et questions ne peuvent relever de la compétence limitée
de la Commission de Conciliation et donnent une interprétation erronée
du fonctionnement et de l’utilité de cette importante commission.
Il est incontestable qu'en 2006, en raison de l'augmentation de la demande mondiale et d'une pénurie sans cesse croissante des matières premières, la construction a été confrontée à une augmentation galopante des prix des matériaux de construction, résultant en une augmentation du coût de la construction de 5,88%.
Les prix de l’acier, du cuivre, du zinc, et même
du bois, ont fortement augmenté et continuent à augmenter. Les salaires
du secteur demeurent toutefois sous contrôle et n’ont connu, sur
une période de deux ans, qu’une augmentation de 4,7%, étalée sur
les années 2005-2006, grâce à l'application d'une CCT "all-in"
dans le secteur. L’entrepreneur peut, par l’application de la clause
contractuelle de révision des prix, reporter une partie de cette
augmentation sur le consommateur final, ce qui est tout à fait légal
et économiquement justifié. Tout le monde tire finalement avantage
d’un secteur de la construction dans lequel des entreprises sérieuses
et saines livrent un travail de qualité et investissent dans la
formation. Personne, ni même le consommateur final, ne profite d’une
faillite due à un mauvais calcul du prix de revient.
Nonobstant ces observations, la Confédération Construction
continue de se réjouir du bon fonctionnement et de la plus grande
notoriété de la Commission de Conciliation Construction. Elle tient
néanmoins à lancer un appel vibrant pour un meilleur respect
et un meilleur contrôle du respect de la loi Breyne, qui offre toutes
les protections au maître de l’ouvrage et permet de prévenir les
litiges de construction. La Confédération entame dès lors, à
l'occasion de Batibouw, une vaste campagne de sensibilisation auprès
de ses membres et du grand public, en mettant à disposition une
brochure d’information intitulée «Loi Breyne», destinée au
consommateur.
L'information contenue dans la brochure peut également
être consultée gratuitement sur le site www.confederationconstruction.be.
Une information correcte et une bonne communication
entre les parties peuvent en effet éviter de nombreux litiges de
construction.
Pour plus d'information :
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