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COMMUNIQUE DE PRESSE · 3 octobre 2007
La construction, un des secteurs les plus performants sur le plan financier
Cela pourrait être mieux moyennant des solutions pour les retards de paiement et la valorisation du matériel !

La construction reste un secteur fort et le moteur de l’économie belge. C’est la conclusion d'une analyse du secteur belge de la construction présentée aujourd'hui par le Cefip et la banque Dexia et à laquelle la Confédération Construction et ses fédérations ont largement contribué.

Les bonnes performances de la construction sur le plan de la croissance économique y sont de nouveau mises en évidence. Cette croissance dépasse la moyenne depuis deux ans avec pour 2006 une valeur ajoutée de plus de 8,5% et la création d’une croissance de 7,7%. Les prévisions indiquent que la croissance touche à sa fin : 3 à 4% cette année avant de retomber entre 0 à 2% pour 2008. Atterrissage en douceur car le recul des autorisations de bâtir enregistré pour la construction de logements neufs en 2007 est compensé par la production croissante et favorable dans d'autres segments comme celui de la rénovation.

Les bonnes performances de la construction sont également visibles au niveau de la rentabilité et de la solvabilité des entreprises de construction, qui dépassent la moyenne des autres secteurs industriels. L’étude indique par contre que 25% des entreprises de construction ont une rentabilité problématique et particulièrement les starters. Ces entreprises maîtrisent bien les aspects techniques mais pas assez la gestion d’entreprise. A cet égard, la Confédération Construction ne peut donc que se réjouir que la nouvelle réglementation d’accès à la profession, entrée en vigueur ce 1er septembre, impose la maîtrise de connaissances de gestion orientées vers la construction.

Reste par contre le facteur de la liquidité des entreprises de construction. Cet élément délicat est lié aux problèmes spécifiques du préfinancement des travaux (l’entrepreneur n’est payé qu’une fois qu’il a réalisé les travaux) et des retards de paiement (notamment de la part des pouvoirs publics).

Grâce à la forte solvabilité des entreprises de construction, celles-ci font moins intensivement appel au crédit que d’autres secteurs. Seule la moitié des entreprises dispose d’un crédit. Le haut taux d’autofinancement transparaît aussi dans le montant moyen des crédits octroyés (140.000€ contre 277.000€ en moyenne) ou du taux d’utilisation des crédits accordés (30% contre 50% en moyenne).

La Confédération se réjouit des conclusions et recommandations faites par l’étude Dexia-Cefip qui plaide pour des instruments juridiques visant à réduire les retards de paiement, en particulier des pouvoirs publics et des instruments de valorisation du matériel d’entrepreneur comme garantie à un crédit. La valeur de revente est souvent mal connue du prêteur qui n’a dès lors pas tendance à l’accepter comme garantie.

La Confédération Construction a déjà formulé cette recommandation dans son Mémorandum aux partis politiques en juin 2007, et plaide pour un cadre juridique par la création d’un organe public de paiement chargé de payer les factures échues aux entreprises et de récupérer ensuite le montant de la créance auprès du donneur d’ordres public resté en défaut. La valorisation du matériel d’entrepreneur comme garantie d’un crédit permettrait en effet d’améliorer le financement des PME.

L’étude sectorielle Dexia-Cefip confirme à juste titre que le secteur de la construction reste un secteur fort et un des secteurs les plus performants sur le plan financier.

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