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COMMUNIQUE DE PRESSE · 29 janvier 2008
La construction: une valeur sûre dans un environnement incertain
A l’approche du salon Batibouw, la Confédération Construction fait le point sur les performances du secteur durant l'année écoulée et présente les perspectives pour l'année 2008. Elle demande également au nouveau gouvernement de prendre rapidement les mesures qui s’imposent dans plusieurs dossiers urgents.
Ralentissement de la croissance
Ces cinq dernières années, la croissance du secteur de la construction a toujours été supérieure à celle de l'économie belge globale. Elle s'essouffle toutefois depuis fin 2006. La construction devra donc gérer le passage d'une période de très haute conjoncture à une période de plus faible croissance. Les chiffres disponibles pour 2007 révèlent une croissance de 3,5% (contre 9,1% en 2006). Mais ce pourcentage est encore supérieur à celui de l’économie belge dans son ensemble (2,7% pour 2007).
La croissance attendue dans le secteur pour 2008 ne serait que de l’ordre de 1,5%. Mais il n’est certainement pas question d’une activité en récession. « La construction évoluera en 2008 probablement dans le sens d’une stabilisation, voire même d’une reprise, des performances du secteur », déclare Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération, qui résume ainsi l’analyse des données conjoncturelles effectuée. « Car, malgré une diminution de 10% en 2007 du nombre de permis d’urbanisme pour la construction de logements neufs (appartements et unifamiliales), les entrepreneurs restent confiants en l’avenir et envisagent même des embauches supplémentaires. »
Une analyse plus en profondeur fait toutefois apparaître des différences importantes entre sous-secteurs de la construction :
Essor important du non-résidentiel
La Confédération Construction observe un glissement du résidentiel vers le non-résidentiel. C’est en effet clairement le secteur du bâtiment non-résidentiel qui présente les meilleurs chiffres aujourd’hui. Tant le nombre que le volume des nouveaux bâtiments autorisés ont progressé durant les neuf premiers mois de 2007, en tout premier lieu sous l’effet de la demande en provenance de l’industrie qui consent à d'importants investissements (7%). La Confédération prévoit le maintien, au moins à court terme, d’un niveau élevé de la demande dans ce secteur. Le nombre de bâtiments non-résidentiels autorisés a ainsi progressé de 4% et leur volume de 20% en moyenne. C’est aussi le cas pour les bâtiments destinés au secteur des services (surfaces commerciales comprises). Même si elle a accusé une légère baisse en 2007 (-0,4%), la demande reste également soutenue dans le segment de la rénovation de constructions non-résidentielles.
Un marché résidentiel en perte de vitesse
Le logement neuf (maisons unifamiliales et appartements) devrait quant à lui connaître une évolution moins favorable. Le nombre de permis d’urbanisme délivrés pour la construction de logements a enregistré un recul important l’année dernière (- 10%) même s’il reste encore à un niveau assez élevé (54.000 permis délivrés). La Confédération Construction a également enregistré une baisse sensible (- 6%) des rénovations nécessitant un permis dans le secteur du logement en 2007. Cette évolution s'explique en partie par la baisse de 3% du nombre de ventes de maisons individuelles puisque les rénovations avec permis d'urbanisme concernent essentiellement ces habitations.
La Confédération constate en revanche que les prix de la construction n’ont augmenté en 2007 que de 2,6%, ce qui reste toujours inférieur à l’inflation de 3%. Sous cet angle, les perspectives restent bonnes pour 2008. Par rapport à l’année 2005, les prix des constructions neuves n’ont augmenté que de 8% alors que les prix de vente d’habitations existantes ont connu une hausse de 15% pendant la même période. La Confédération table donc sur le maintien et l’évolution favorable des nouvelles constructions et des autres activités dans le secteur du bâtiment.
Résultats inattendus pour le génie civil
Contre toute attente, en tout début de législature communale, le carnet de commandes des entreprises de génie civil reste fin 2007 relativement bien rempli, à peine en dessous du niveau acquis douze mois plus tôt. La diminution des commandes des pouvoirs locaux, qui intervient traditionnellement après une année d'élections communales, est en partie compensée par quelques projets ponctuels d'une certaine ampleur. La Confédération a toutefois relevé sur ce plan des différences régionales assez marquées. En Wallonie, les travaux de génie civil ont reculé de 10%, alors qu'ils se sont stabilisés en Flandre et ont augmenté de 20% (!) à Bruxelles. Sans doute que les travaux liés à la mise en place du RER (Réseau Express Régional) n’y sont pas étrangers.
Un taux d’emploi historique atteint en construction
L'emploi salarié dans la construction (ouvriers + employés) a quelque peu faibli en cours d'année dernière mais s'est stabilisé à 205.000 unités au troisième trimestre de 2007, c’est-à-dire le niveau le plus élevé atteint par le secteur depuis près de 30 ans. Sans oublier les 52.000 indépendants et quelque 5.000 intérimaires également actifs dans le secteur !
La Confédération Construction fait valoir également un certain nombre de demandes auprès du nouveau gouvernement. Elle demande notamment que soient rapidement prises des mesures permettant de préserver la compétitivité des entreprises (entre autres par l'instauration d'un système de forfaitisation des cotisations sociales). Elle réclame également la suppression de la taxe CO2 sur les véhicules affectés au transport collectif des travailleurs. En effet, l’organisation d’un transport collectif par l’employeur devrait plutôt être encouragé et non découragé. Enfin la Confédération souhaite être associée à l’élaboration du Plan national Climat qui devrait permettre à notre pays de réaliser les nouveaux objectifs imposés par les autorités européennes, et notamment ceux concernant la diminution des émissions de CO2 dans le secteur des bâtiments.
L’analyse des performances du secteur réalisées en 2007 confirme donc qu’il convient de rester confiant pour 2008 et que le secteur de la construction demeure une valeur sûre et un levier économique incontournable en ces temps incertains.
Pour plus d’informations :
Véronique Vanderbruggen
Directeur Communication Confédération Construction
T 02 545 56 26 · 0477 36 09 44
veronique.vanderbruggen@confederationconstruction.be
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