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COMMUNIQUE DE PRESSE · 29 juillet 2008
Nos grues de chantiers ne sont pas des porte-voix : solution à trouver svp !
La Confédération Construction demande aux autorités concernées de trouver d’urgence une solution à l’occupation des grues de chantier à laquelle les entrepreneurs sont confrontés. Certains chantiers sont déjà en activité et la semaine prochaine prend fin le congé du bâtiment. C’est aujourd’hui qu’il faut trouver une solution pour que les grues soient alors libérées de toute occupation intempestive.

La Confédération Construction déplore que les grues de chantiers aient été choisies comme le théâtre des revendications des sans-papiers et demande, comme organisation professionnelle des entrepreneurs, qu’une solution soit rapidement mise en œuvre par les pouvoirs publics. Comme l’indique Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction, « Faute d’avoir été réglé à temps, ce problème retombe maintenant sur le dos des entreprises de construction ! »

« Pour l’instant, nos entreprises ne sont plus en mesure de garantir la sécurité sur les chantiers occupés, fait encore remarquer Robert de Mûelenaere. « Le risque de chute est accru et la sécurité générale est mise en danger sur les chantiers dont les grues sont ainsi occupées. Et si des actions « au finish » sont envisagées, nos ouvriers seront mis dans l’impossibilité de travailler normalement. »

La Police de Bruxelles a déjà prévenu qu’il n’était pas question pour elle de dépêcher un agent auprès de chaque grue de la Région. « Ce qui est compréhensible enchaîne Robert de Mûelenaere, mais n’empêche pas que les grues soient plus spécialement surveillées ! De notre côté, nous étudions les actions juridiques possibles pour défendre les intérêts de nos entreprises. »

Les questions de sécurité ne sont d’ailleurs pas les seules à se poser. Il y a aussi l’aspect économique. Quand une grue est à l’arrêt, nombre d’ouvriers doivent être mis en chômage technique et les entreprises de construction, tenues par des délais d’exécution stricts, s’exposent alors à de sérieuses pénalités de retard. « Sans parler, ajoute Robert de Mûelenaere, du grave préjudice qu’elles encourent quand leurs chantiers doivent être mis à l’arrêt : indemnités de chômage technique… etc . »

La Confédération Construction espère que la situation ne se dégradera pas et surtout, ne se généralisera pas comme Abdel Bouchoukh, président du Mouvement national des Sans-papiers, l’a laissé entendre à certains médias, suggérant même la mise en place d’un mouvement massif d’occupation des grues. La Confédération Construction considère que cette déclaration est inacceptable en ce qu’elle appelle à des pratiques illégales. Elle invite les autorités concernées à intervenir.

La Confédération Construction invite aussi ses entreprises affiliées à clôturer et sécuriser autant que possible leurs chantiers. « Mais une protection totale est fort difficile à obtenir, fait encore remarquer Robert de Mûelenaere, car un chantier ne pourra jamais être aussi bien bouclé qu’un bâtiment fini, qu’on peut fermer à clef. Les barrières interdisant l’accès à un chantier à l’arrêt sont davantage transgressées. Le démontage et remontage d’une grue n’est pas envisageable non plus, vu leurs coûts prohibitifs. »

Pour plus d’informations :

David Lanove
Chef du département des Etudes de la Confédération Construction
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