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COMMUNIQUE DE PRESSE · 21 janvier 2009
LA CONSTRUCTION A LA VEILLE DE BATIBOUW
Plan de relance, véritable ballon d’oxygène pour la construction
A quelques semaines de Batibouw, la Confédération Construction a dressé le bilan conjoncturel de l’année écoulée. Après avoir soutenu l’ensemble de l’économie durant ces cinq dernières années, la construction est à bout de souffle : en 2008, le secteur a enregistré un nombre record de faillites et est même entrée en récession en fin d’année. Dans ce contexte teinté de crise économique, le secteur accueille avec soulagement le plan de relance du gouvernement qui devrait lui permettre, selon les estimations de la Confédération, de dégager un supplément d’activité de l’ordre de 3% pour assurer tout au mieux… un maintien de l’activité en 2009.
La crise financière n’est pas seule responsable du fléchissement de l’activité construction en 2008. Le contexte économique avant l’emballement de la crise n’était déjà pas porteur pour le secteur, qui avait épuisé l’essentiel de son potentiel de croissance au cours du premier semestre 2008.
A en juger par les permis de bâtir délivrés, la demande dans le résidentiel s’est cependant bien maintenue, notamment pour les maisons unifamiliales.
Le segment des appartements neufs accuse, par contre, une perte de vitesse. « De façon globale, contrairement à la situation observée dans différents pays européens, la Belgique ne connaîtra pas un effondrement de la
construction de nouveaux logements, pour autant que la mise en chantier des logements autorisés ne soit ni reportée, ni abandonnée », prévoit Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction.
C’est à ce niveau que les effets de la crise se font le plus ressentir. La crise a hypothéqué la concrétisation d’un certain nombre de projets de construction, y compris ceux pour lesquels il existe
déjà un permis de bâtir. Ce phénomène touche particulièrement la construction non-résidentielle. Après la forte hausse du volume de bâtiments autorisés enregistrée en 2007, ce segment a connu un sérieux réajustement au cours du 1er trimestre 2008 (-15%). Les chiffres se sont quelque peu stabilisés au cours du deuxième trimestre, mais à un niveau nettement inférieur à la moyenne de 2007. De sa capacité à traduire les permis de bâtir en mises en chantier effectives dépendra le niveau de performance de ce secteur en 2009.
« La mise en chantier effective des bâtiments autorisés apparaîtra comme la principale source d’incertitude pour les prochains mois. La détérioration du climat économique devrait peser sur les capacités d’investissement des entreprises et des entités publiques. Cette constatation se vérifiera d’autant plus au niveau des pouvoirs locaux qui seront confrontés à la perte des dividendes de Dexia ».
Le secteur du génie civil a, pour sa part, réalisé une timide progression par rapport à la situation de 2007 qui avait connu un important recul de la production au lendemain des élections communales. Il devrait vraisemblablement faire de même en 2009.
Effets du plan de relance
Le plan de relance, centré en grande partie sur la construction, aura des effets positifs sur l’activité du secteur, d’autant qu’il vise à répondre à une série de besoins essentiels. La vague de froid de ce début d’année a rappelé l’impérieuse nécessité d’améliorer les performances énergétiques du parc immobilier. L’élargissement de la réduction fiscale pour des travaux économiseurs d’énergie contribuera également à réduire le prix d’une construction neuve, renforçant de la sorte la position concurrentielle de l’investissement immobilier.
La réduction de TVA accordée pour le logement familial favorisera quant à elle tant la réalisation de travaux complémentaires que la vente de logements neufs. Elle encouragera aussi la mise en chantier de logements déjà autorisés et même le développement de nouveaux projets. A cela, il faut également ajouter le volet investissements publics du plan, qui prévoit notamment d’accélérer une série d’investissements publics.
« Il est certain que l’ensemble des plans de relance belges apportera un important soutien aux activités de construction que l’on peut, selon les toutes premières estimations, chiffrer à quelque 3%, contribuant par ce seul biais à soutenir le PIB de +/- 0,3%. Cependant, la croissance du secteur est depuis quelques mois négative. Ces mesures viennent donc à point nommé et devraient permettre, dans le meilleur des scénarios, à maintenir l’activité en 2009. Ce qui constituerai déjà un exploit en soi ! »
Pour plus d'informations concernant ce communiqué de presse:
Véronique Vanderbruggen
Directeur Communication
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